LES ONGDH DÉSAPPROUVENT LA DÉMARCHE DU CHEF DE DIVISION
PROVINCIALE DES DROITS HUMAINS DU LUALABA METTANT EN DANGER
LES ACTIVISTES DES DROITS HUMAINS
République démocratique du Congo, Kolwezi le 06 mars 2026. Les organisations de la société civile regroupées au sein des réseaux de protection des défenseurs des droits humains RPPDDHL et GRUWA, sont vivement préoccupées par les démarches menées par le chef de division provinciale des droits humains du Lualaba à l’encontre de toutes organisations œuvrant dans sa juridiction et spécifiquement à l’organisation non gouvernementale Action pour le Développement Intégral et durable.
En effet, dans une lettre datée du 04 février 2026 référencée 28.CD/MMZU/DIV/DH. LBA/KZI/DH/2026, devenue virale sur les réseaux sociaux, ayant pour objet ''note d’information des ONG en situation d’irrégularité dans la Province du Lualaba'', le chef de division provinciale des droits humains sollicite auprès de Madame le Gouverneur de la Province du Lualaba l’autorisation d’effectuer une mission conjointe avec les services de sécurité pour le contrôle et la vérification de certaines organisations œuvrant dans la Province du Lualaba et plus particulièrement dans la Commune de Fungurume avec comme cible l’ONG ADID Qu’il considère comme une organisation qui pose des actes outrageant à l’autorité publique et que ses Les activités devraient être suspendu pendant 3 mois. La question que les ONGDH se posent pour faire un contrôle ou une vérification des ONGDH œuvrant dans la Province du Lualaba devra-t-on mettre à contribution des services de sécurité ?
Par cette manière de faire, les ONGDH comprennent que le chef de division est en train de préparer le lit d’une stratégie de musellement des ONGDH qui contribuent à la promotion et la protection des droits de l’homme dans la Province du Lualaba. Et de ce fait, il constitue un danger pour cette province.
Les ONGDH tiennent à rappeler que le droit à la liberté d’association est garanti par la constitution en son article 37 et don’t l’alinéa 2 renchérît en disposant que « les pouvoirs publics intellectuel, moral et spirituel des populations et à l’éducation des citoyennes et des citoyens... »
Qu’il soit également dit que les efforts consentis par les autorités du pays à introduire dans l’arsenal juridique congolais une loi portant protection des droits et responsabilité des défenseurs des droits humains ne doivent pas être bafoués par un chef de division qui se comporte comme s’il était en dehors de la RDC.
Les ONGDH mettent en garde le chef de division sur le fait que toute situation malheureuse qui arriverait à tout défenseur de la Province du Lualaba ou au Coordonnateur de l’ONG ADID engagera sa responsabilité.
Au vu de ce qui précède, les ONGDH recommandent :
◼ Au Ministre national des droits humains
- De suspendre préventivement le chef de division de la Province du Lualaba pour ces actes qui
ternissent l’image de notre pays en matière des libertés publiques notamment la liberté
d’association ;
◼ A Madame le Gouverneur de la Province du Lualaba
- De veiller à la protection des défenseurs des droits humains évoluant dans sa Province
- De ne pas cautionner une telle dérive qui constitue un recul des libertés fondamentales en l’espèce la Liberté d’Association
◼ Au Organisations de la société civile
- D rester mobiliser pour des actions de grande envergure qui seront mis en œuvre à l’encontre du chef de division pour barrer la route à cette tentative de musellement des activistes des droits Humains
Fait à Kolwezi et Lubumbashi
Pour tout contact presse
1. Maître Jonas MULUMBA, Gruwa, +(243)971654932
2. Maître aimée BANZA, RPPDHL +(243)997108265
